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Le Mag Art de la communauté 15-25 ans Skuat.
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Antoni310 - Rencontre 15 25 ans Antoni310
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Il était 22h34 exactement ce soir là, quand Evelyne reçu cette notification sur son portable. En ce vendredi soir, après une longue semaine de cours, elle était bien en droit de se reposer. Après avoir pris une bonne douche, et avoir mangé un bout devant sa série, elle était maintenant dans son lit. Emmitouflée dans son petit plaide bleu azur, elle regardait les nouvelles sur ses réseaux comme Facebook ou Youtube. Elle avait sur sa table de chevet une tasse à l’effigie de New York dans laquelle avait été préparé un chocolat chaud surmonté d’une petite touche de crème chantilly. Evidemment, une étudiante de 21 ans est souvent accompagnée de son téléphone portable. Cependant, elle aurait sans doute préféré ne pas l’avoir sur elle ce soir là. Elle aurait préféré ne jamais recevoir cette fameuse notification, en provenance d’un réseau social bien connu du jeune public : Snapchat.
C’était une demande en ami. Ce qui lui paru bien étrange, à part son cercle d’amies assez fermé elle n’avait pas une vie sociale très étendu. Par curiosité elle accepta. Après tout il s’agissait sans doute d’un ami, ou du moins quelqu’un qu’elle connaissait de prés ou de loin. Mais que ce soit de prés ou de loin, le pseudonyme de DerTyLIKe77 ne lui disait absolument rien. Quoi qu’il en soit, après avoir appuyé du bout de son index sur le bouton « accepter », elle se dirigea, comme toute personne normale, vers la messagerie et demanda son identité à ce nouvel individu. Quelques secondes passèrent, et elle reçu en guise de message une simple image noir. Sur cette dernière avait été dessiné un visage perturbant. A première vu il n’y avait rien d’anormal, mais qui dans ce monde n’a jamais rien ressenti un malaise interne en admirant un simley formé de deux petits points lui servant d’yeux et un immense trait a la place de la bouche. N’étant pas très fan de ce genre de chose elle décida de ne pas répondre.
Trois minutes s’écoulèrent avant la réception de la seconde image. Sur celle-ci Evelyne n’y accorda qu’une fraction de seconde. Elle détestait cette vision plus que tout au monde. Il s’agissait d’une femme, si on pouvait appeler ça ainsi, avec, au milieu du visage, deux gros yeux globuleux, un nez plat et une bouche sans lèvres, s’agrandissant jusqu’au niveau de ses yeux. Sur le net, on l’avait surnommé « Momo ». L’étudiante eu vite fait de supprimé cette image de son écran. Suite à cela, et ne tolérant pas ce genre de chose, elle se pressa de ré-exécuta sa demande, qui pouvait bien être cet homme, ou cette femme, qui semblait si étrange. Elle reçu enfin une phrase pour réponse. Une phrase qui la troubla, et qui, surtout, ne lui donna aucun indice sur son identité. « Tu le saura bien assez vite ». Qu’est ce que cela pouvait bien signifier ?
Incompréhensive face à ces réponses elle se dirigea vers la salle de bain pour se rafraichir. Elle emporta son portable au cas ou elle aurait des nouvelles de celui qui commençait a lui faire peur. C’est à peine qu’elle s’aspergea le visage d’eau que son téléphone sonna. Elle appuya sur le bouton marche/arrêt, déverrouilla l’écran d’accueil en tapant son mot de passe, et sur ce moment, resta immobile. Sa tête lui tourna subitement, elle ne rêvait pas, elle voyait bien cette phrase qui venait de s’afficher sous ses yeux. « Retourne au lit si tu ne veut pas que je m’énerve ».
Comment pouvait-il savoir ? A moins que… Ses pensé furent stoppé par une courte vidéo qu’elle ne compris pas sur le moment. On y voyait, derrière un bout de tissu, une lumière légèrement tamisé dans laquelle une silhouette se déplaçait. Il ne lui fallu que quelques seconde pour comprendre, et quand ce fut le cas, elle s’affola, son cœur battait la chamade, ses jambes s’étaient ramollies. C’était elle qu’on voyait sur cette vidéo. Le tissu blanc orné de motifs marins, c’était les rideaux de sa chambre, qu’elle avait récupéré chez sa grand-mère quelques semaines avant qu’elle ne meure d’une crise cardiaque causé par un taux de cholestérol trop élevé. Il est à la fenêtre. Seule cette phrase, pourtant d’un niveau grammatical adapté à l’apprentissage d’un élève de CE1, réussissait à circuler dans son esprit. Elle se dirigea vers la chambre à coucher aussi vite qu’elle le pu, en faisant tout de même attention à ne pas se prendre les pieds dans le tas de linge sale qui trainait là et qu’elle avait pour projet de ramasser depuis déjà deux jours. Cependant, enlever cette procrastination de ses habitudes ne faisais pas partie de ses projets actuels. Le plus important était déjà de fermer cette fenêtre de 70cm de large pour 95cm de haut qui illuminait le lit deux places tous les matins entre 8h13 et 10h02. Une fois fait, elle abaissa également le store qui couronnait la vitre. Ainsi, son harceleur nocturne ne pourrait plus bénéficier d’une vision sur l’intérieur. Elle se sentait à présent soulagé, se sentait en sécurité. Cette impression lui rappelait une publicité dans laquelle une femme, après avoir croqué un morceau de chocolat, s’enfonce dans un nuage moelleux lui servant de fauteuil. Cette sensation fut malheureusement de courte durée. Elle avait omis un détail, la fenêtre du salon, se trouvant à coté de sa chambre, était également ouverte.
Chaque détail compte ! Elle avait adopté cette philosophie alors qu’elle avait 9 ans. Un jour d’été elle était allée rendre visite à sa tante, grande amatrice de peinture. Pendant cette période elle aimait peindre des tableaux de son jardin luxuriant. Evelyne, éblouie par la beauté de l’œuvre, se fit éduqué par sa tante. « Tu vois ma chérie, on pourrait se contenter de simplement représenter ce que l’on voit par des moyens simples, mais le plus amusant c’est de faire des choses difficiles, et c’est à ce moment que cela adopte une réel beauté. Je pourrais me contenter de faire des amas de couleur pour ce cerisier, mais non ! Chaque détail compte, chaque feuille a une importance égale à une autre. » Depuis, Evelyne n’avait jamais oublié ceci. A peine eu-t-elle de balayer ce souvenir de ses pensées, elle se pressa dans son salon, a grand pas. Arrivé à niveau, elle agrippa la poignée de ses mains crispées et poussa aussi fort qu’elle le pu. A présent elle se sentait enfin protégée de ce mystérieux individu.
Elle se retira dans sa chambre, pour retourner vaquer à ses occupations. Assise, de nouveau, sur son lit, elle se rappela qu’elle avait oublié son portable dans la salle de bain. Evidemment elle s’en retourna le chercher. Arrivée à sa hauteur elle le prit, l’alluma et son cœur, alors redevenu calme, se remis à battre plus fort. Deux nouvelles notifications, encore et toujours venant de Snapchat. Ce ne pouvait être que lui. Evelyne ouvra la messagerie et vit une nouvelle vidéo, elle poussa un cri.
C’était elle qu’elle voyait, en train de refermer la fenêtre. En abaissant les yeux sur le second message, elle en fit tomber l’appareil. « C’est trop tard ! ». Il était dans son appartement, elle en était sur. Elle se dirigea a la porte et pris la poignée, mais elle refusa de tourner. Du regard, elle chercha les clés. Ne les trouvant pas elle commença à paniquer, elle avait pourtant l’habitude de les mettre sur le petit crochet qu’elle avait installé exprès juste à coté. Pourquoi fallait-il que ce soit aujourd’hui qu’elle les ait déplacées. Elle ne se sentait plus du tout de taille à marcher, ses jambes était devenues molles. Elle senti sa poche vibrer, encore lui elle n’en doutait pas. Un nouveau message lui apparaissait : « Tu pars déjà ? On commençais juste à s’amuser ». Il se jouait d’elle, mais que voulais-t-il ? « Viens t’amuser avec moi ! » C’est ce qu’elle lu après qu’une nouvelle photo apparu à l’écran. Etrangement rapproché du sol, l’angle était dirigé sur elle, assise contre la porte d’entrée. Il lui fallu un moment pour comprendre où il était. Elle aurait tout donné pour ne pas se trouver dans son appartement. Etait-il vraiment là bas ? Elle n’en était pas tout a fait sure. Elle se leva avec difficulté et commença à avancer à pas lents. Passant le seuil de sa chambre, elle inclina légèrement sa tête. Devant son lit, elle fut au summum de son angoisse. La jeune femme amorça sa descente, posa un genou à terre, puis l’autre, et se fut au tour de ses main de toucher le parquet. Pliant se deux coudes, son regard finit par se diriger sous son lit. Elle fut totalement stupéfaite, et effrayée a la fois.
Il n’y avait rien. L’espace présent devant ses yeux ne contenait que de la poussière. Elle se redressa, se cognant la tête, par la même occasion, contre le rebord en métal. Elle n’y comprenait rien, où était-il puisqu’il n’était pas là ? Elle ne tarda pas à connaitre la réponse. Elle aurait cependant eu cette dernière plus tôt si elle avait pensé à se retourner sur la silhouette qui se manifestait derrière elle. Quelques instants passèrent, puis un craquement se fit entendre, avec lequel une main vint se poser sur son épaule. Evelyne se crispa d’un trait, immobile, le regard orienté vers cette main qui la serrait avec tant d’ardeur. La peur l’avait tétanisée, seuls ses yeux étaient capables de bouger. Soudain elle aperçu un élément qui n’était pas présents il y a quelques minutes. Pourquoi diable y avait-il des vêtements d’hommes dans le coin de la pièce ? Etait-il nu ? Elle en doutait. Après quelques instants, elle sentit la main de l’étranger quitter sa position et venir se glisser sur sa poitrine.
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georgieboy georgieboy
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je sais pas vous mais franchement moi je trouve ça dégueulasse quand je vois des gens la dans la tue dehors n'importe où et tu vois je réfléchis 2 minutes je me dis je suis pas con mais putain merde quoi comment on peut laisser faire une chose comme ça tyrion meurt dans l'épisode 1 alors qu'après tout ce qu'il s'est passé bah nn franchement je comprend pas vraiment je comprend pas comment c'est possible voila c'est tout ce que je voulais dire bonne soirée.
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reveuse-nocturne reveuse-nocturne
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Après avoir coulé

Silence, obscurité
Etendus aux abysses
Les cicatrices d’un passé
Tueur plein de malice

Souvenir de guerre acharnée
Pour se maintenir un peu en vie
Combat de larmes, combat de cris
Contre la mer déchainée
Contre les vagues enragées
Contre la houle énervée
Combat vain face à l’océan
« Combat vain », cris ce titan

Tant de douleur et de malheur
Contiennent ces eaux salées
Qui remplissent nos poumons étriqués
De désespoir et de rancœur

Mais ces horreurs ne sont plus là
La tempête nous a vaincus
Nous sommes là, mais ne sommes plus
Fantômes brisés et las

Perdus, suite à la guerre,
Que sommes-nous censés faire ?
Il ne devait pas avoir d’après !
À cette lutte, non éphémère

Mais elle l’était !
Et la douleur ?
Elle ne quitte pas si vite un cœur
Reste et couvre, d’un voile épais
Emprisonnant en nous nos mœurs
Oui, nous avons luttés !
Mais sommes perdus de par l’erreur
De n’avoir jamais dédié
A ce moment, une pensée aigre :
Lorsqu’on se laisse sombrer
Après la mort, après la guerre
Après avoir coulé
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Aნჰედონია -Rencontre 15 25 ans Aნჰედონია
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En m’ébattant je fais rondeaux en rime,
Et en rimant bien souvent, je m’enrime ;
Bref, c’est pitié d’entre nous rimailleurs,
Car vous trouvez assez de rime ailleurs,
Et quand vous plait, mieux que moi rimassez,
Des biens avez et de la rime assez :
Mais moi, à tout ma rime et ma rimaille,
Je ne soutiens, dont je suis marri, maille.
Or ce me dit un jour quelque rimart :
Vien ça, Marot, trouves tu en rime art
Qui serve aux gens, toi qui as rimassé ?
– Oui vraiment, réponds-je, Henry Macé ;
Car, vois-tu bien, la personne rimante
Qui au jardin de son sens la rime ente,
Si elle n’a des biens en rimoyant,
Elle prendra plaisir en rime oyant.
Et m’est avis, que si je ne rimois,
Mon pauvre corps ne serait nourri mois,
Ne demi-jour. Car la moindre rimette,
C’est le plaisir, où faut que mon ris mette.
Si vous supplie, qu’à ce jeune rimeur
Fassiez avoir par sa rime heur,
Afin qu’on dise, en prose ou en rimant ,
Ce rimailleur, qui s’allait enrimant,
Tant rimassa, rima et rimonna,
Qu’il a connu quel bien par rime on a.

Clément Marot - Petite épître au roi .☺
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Tenyasha Tenyasha
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"Toutes les conséquences du temps de guerre, où chacun est l'ennemi de chacun, sont les mêmes que celles du temps où les humains vivent sans autre sécurité que celle procurée par leur propre force, ou leur propre ingéniosité. Dans une telle situation, il n'y a pas de place pour aucune entreprise parce que le bénéfice est incertain, et, par conséquent, il n'y a pas d'agriculture, pas de navigation, on n'utilise pas les marchandises importées par la mer, il n'y a ni vastes bâtiments, ni engins servant à déplacer et déménager ce qui nécessite beaucoup de force; il n'y aucune connaissance de la surface terrestre, aucune mesure du temps, ni arts ni lettres, pas de société; et ce qui est pire que tout, il règne une peur permanente, un danger de mort violente. La vie humaine est solitaire, misérable, dangereuse, animale et brève.
Il peut paraître étrange à celui qui n'a pas bien pesé ces choses, que la nature dissocie ainsi les humains en les rendant capables de s'attaquer et de s'entre-tuer les uns les autres; celui-là ne peut pas accepter une telle déduction faite à partir des passions et il désire peut-être que la même chose lui soit confirmée par l'expérience. Qu'il observe donc lui-même quand, pour partir en voyage, il s'arme et cherche à être bien accompagné; quand, allant se coucher, il boucle ses portes; quand jusque dans sa propre maison, il verrouille ses coffres, et cela tout en sachant qu'il y a des lois et des agents publics armés pour punir tous les torts qu'on pourrait lui faire. Quelle opinion se fait-ils de ses semblables quand il voyage tout armé, de ses concitoyens lorsqu'il boucle ses portes, et de ses enfants, de ses domestiques lorsqu'il boucle ses coffres ? N'accuse-t-il pas autant le genre humain par ses actes que je le fais par mes mots ?"

Hobbes, Leviathan


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Tenyasha Tenyasha
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Ulysses deriding Polyphemus - Homer's Odyssey
1829, Joseph Mallord William Turner

Ulysses is standing aloft on his ship deriding the Cyclops, whom he and his companions have just left blinded, and invoking the vengeance of Neptune. One of the flags is painted with the scene of the Trojan Horse. The horses of the Sun are rising above the horizon ('Odyssey', Book 9).

https://www.nationalgallery.org.uk/paintings/joseph-mallord-william-turner-ulysses-deriding-polyphemus-homers-odyssey

Bonne Journée


- Modifié par Tenyasha ( )
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