(Anonyme)
Devant le seuil du défunt résidant
Frappé au flanc par un douloureux mystère
Le monde s'en allait en s'épandant
Il répandait son sang pour féconder la terre

Les lunaires reflets vagues du calme nocturne
Le désespoir ne fait plus qu'une immense ruine
Passent dans une attente inerte et taciturne
Où comme un grand débris la tristesse domine

Planant sous les rideaux inconnus du remords
Comme d'anciens passants nocturnes qui longent les murs
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts
S'en vont les remords taciturnes de leurs ans impurs

Larmes, tombez comme une aride pluie qui rejaillit sur le rocher
Et nos yeux enivrés contemplaient tour à tour
Que nul rayon du ciel n'essuie, que nul souffle ne vient sécher
La terre notre exil et le ciel son séjour

Et le poète errant sous son massif ennui
Un languissant aveu d'amour
Ouvre chaque pensée aux clartés de la nuit
Est comme un éternel retour
- Modifié par [Anonyme] ( )
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